6.12.09

La Couleur des Mots


« Au détour d’une page… »

… virtuelle, j’ai trouvé ces quelques mots. C’était il y a quelques mois. Chaleur estivale… Accalmie sentimentale… Eclipse d’un soir vers une bastide qui n’est plus la même… Un instant, j’avis même cru pouvoir, vouloir… feindre d’être un autre… vivre ?… Ce n’était juste pas moi, plus moi… jamais peut-être. Un été surprenant… l’ami roi des alouettes !

Bref, fi de mes atermoiements. RHAAAAAAAAAAAAAA ! Le sujet !

Au lieu d’une fiche sur Toulouse Web donc, outre la belle et mystérieuse Laure, je croisais ces quelques vers que je m’empressais de copier… coller… je ne peux expliquer, justifier. Propos anodins, aucuns sentiments, ni attachements. La simple beauté d’une plume anonyme… Admiration.

Aussi, Inconnue, si, par le plus fortuit des hasards, un jour, tes errances virtuelles te menaient en cette tanière, et qu’encore j’y sois… un simple merci t’échoit !


"Les pas de nos doigts
sur un vitrail de neige
laissent des traces
que la prochaine neige efface

......j'ai la certitude de la couleur"

5.12.09

Contre-Enquête


« L’un sème, l’autre récolte. »

Suite à l’intervention du meilleur ami à moi que j’ai en ce lieu perdu, une petite question qui depuis quelques temps me trotte à l’esprit me vient dans la tête… ou inversement.

Quel et réellement le nombre d’individus traînant en ce lieu oublié de chacun et méconnu de tous ? Quelles pensées suffisamment perverses osent encore porter un regard sur mes états d’âme ténébreux, affligeants, nombrilistes, et pour tout dire, inintéressants ? Outre les amis et connaissances, nul doute que quelques échappés d’un obscure asylum pourraient ici s’égarer au risque d’y perdre le peu de conscience humaine leur restant, mais en ce cas, qui êtes vous ? N’aurai-je que la plus petite connaissance de votre existence ? Le propos est proprement et sûrement insignifiant, mais je m’interroge…

Aussi, appelez ça forfanterie ou goût de l’autosatisfaction porté au pinacle de l’art de la masturbation mentale, mais j’aimerais qu’en ce lieu vous vous dévoiliez… histoire de faire un vrai état des lieux de « l’utilité » tout relative, déjà marquée par mes guillemets, de cet antre chiasseux. Je ne vous demande donc qu’un bon (ou mauvais) geste, quelques mots, des trombes, un silence même, mais… une intervention dans les « Pensées Perdues » d’In Cauda Venenum, que je me fasse une idée de qui me lit, me vomit, me parcours, m’exècre, m’adule, me suce ou me régurgite. J’avoue ma curiosité en la matière, pas tant dans l’opinion que vous avez du rédacteur (mais si vous en avez une sur ces lieux, ne vous gênez pas ! Voir le sujet pré-précédent), mais davantage dans le nombre que vous représentez…

Et je tacherai même de n’y faire aucun commentaire… que je vous lise, vomisse, parcours, etc, etc… je vous y voue tous.

Allez, mes vœux/anathèmes vous accompagnent !

4.12.09

Police


« Mais que fait la…? »

Bin oui… du jour au lendemain, le style d’écriture des dates, réponses, et phrase de conclusion de ce blog ont sauté, comme ça, sans prévenir. J’n’ai pas vraiment d’explications sur le sujet et surtout cela ne semblait pas cantonné à mon ordinateur.

J’ai donc modifié le style pour l’uniformiser au reste, mais cela m’ennuie quelque peu. Aussi, si d’aventure un génial informaticien de passage pouvait m’filer, à défaut de solution, une explication, j’frétillerais incidemment de la queue (encore plus que d’habitude quoi). :D

Au fait, la police originelle s’appelait Adine Kirnberg-script.

28.11.09

Le Silence des Agneaux


« J’ai le plus profond respect pour le mépris que j’ai des hommes. » P.Desproges

Pourquoi faut-il toujours qu’en ces lieux virtuels, un message heureux apporte souvent plus de réponses qu’un mauvais augure ?

Ceci n’est pas une critique mais simplement le constat que je m’applique à moi-même depuis quelques jours. Il est pourtant peu de choses que je m’interdis ici, en cette sombre cache, si ce n’est citer quelques prénoms, oser quelques supputations, taire mes plus sombres projets…

…….Non !!! Mensonges !!! Allons, Robin (oui, c’est mon prénom pour ceux qui passeraient là sans réellement me connaître)…

JE m’interdis tant de choses, ici ou ailleurs. Par un simple silence, ou des procédés d’esquives, allusions ou encore images compréhensibles d’un sérail bien souvent constitué de mon unique et modeste personne, je laisse filer maintes réflexions, que celles-ci soient fausses, immédiates, d’une finesse sans nom, ou d’une méchanceté aussi gratuite qu’éphémère. Et cela me fait mal…
NOUS nous censurons tous sans arrêt, à longueur de vie, pour conserver la bienséance toute humaine nécessaire à une vie en communauté (merde, j’allais dire collocation…). L’hypocrisie sociale ! Mon terme… Ma religion… Dogme gerbatoire… et celui de tous ceux que je côtoie : pas un ou une qui ne se soit trempé dextre et senestre au bénitier de la fausseté. Humain me direz-vous ? Lassant aussi à la longue… un élément de plus qui, en caressant dans le sens du poil nos vies bien polies, vient ajouter à la complexité de comprendre l’autre puisqu’il/elle ne parle pas, ne s’exprime pas, cache ou dissimule, sans que cela soit d’ailleurs lié à de mauvaises intentions.

Et arrive le temps où certains se noient dans ce magma de non-dits… Heureusement… pfiouuuuuuuu… sauvés… là n’est pas le sujet !!!

TOUT CELA POUR DIRE… que j’ai parfois l’impression d’être tellement loin de mon désir premier concernant ce blog, conservant toujours en l’esprit le goût de son contenu tel que je le décrivais dans ma première entrée. L’autocensure y règne comme partout ailleurs dans ma vie, la vôtre, dans différentes mesures bien entendu.
Même si je ne supprime rien de ce que j’écris ici, je le réfléchis, le jugule, le modèle afin de ne point trop sortir des cadres de la courtoisie, de l’amitié, de l’amour, de la haine… ne point blesser. Mais au final… à quoi bon ? Et ailleurs… diable, diantre, palsambleu… Est-ce pire ? Comment savoir ! Nous reste alors nos seuls yeux pour absorber l’encre des ces mots que nous ne pouvons pleurer. Notre esprit pour deviner, interpréter, absorber, ce que l’« autre » a voulu dire et pourquoi, comment, avec qui, dans quel état d’esprit.

Aussi, jeunes femmes et jeunes hommes, une simple prière sur l’autel de cette religion qu’à l’instar de votre (faux) serviteur j’honnis… lorsque mes messages vous semblent abscons, pitoyables, ténébreux… n’hésitez pas… répondez, questionnez, curiositez, et ce jusqu’à la lie. Je tacherai alors à mon tour, de quelques mots, d’enlever un clou du bras de mon Christ, voire de faire tomber vos croix.

23.11.09

La Mort aux Trousses


« La nostalgie est au bonheur, ce que mon existence est à la vie.»

Il est des mois… des semaines… des jours… des nuits… ce soir… quand l’envie de toucher est/reste viscérale, que le regard happe l’image d’une épaule surgie du passé, plus rien ne comptant davantage que d’être aimé au moins un peu, encore… alors l’illusion froide fond au zénith de la réalité : l’espoir même ne veut plus de vos pensées, l’avenir riant d’un hypothétique bonheur.

Non-vie lénifiante.

Comme un zombi au cœur arraché goutant de son regard éteint les émotions de ceux qui l’entourent. Pathétique pantin au choix d’un quotidien à son image, grotesque… ultime bouffonnerie d’un coquin de sort.

Petite mort anorgasmique.

Peu de solutions à cette inextricable situation. Oublier… se perdre… et cette mémoire qui ne me fait défaut sur ce qui me blesse, sur ce que j’aime. Cruelle ironie. Aussi, je m’offense : dans la chair et l’esprit, je punis ce que j’avais mis tant de temps à accepter, je gomme mes errements chimériques en reprenant conscience de ce que j’étais… une difformité… un rien.

Juste m’effacer à mon propre regard… dégoût.